Le régime des mollahs n’est pas une vieille théocratie poussiéreuse qu’un peu de commerce international pourrait arrondir. C’est une fabrique de coercition, un atelier de fanatisme administré, un centre de gravité de la nuisance organisée. Il réprime dedans, exporte dehors, exécute chez lui, arme autour de lui, inspire au loin, et l’on continue malgré cela à demander s’il ne conviendrait pas de laisser une chance à la diplomatie. Mais quelle diplomatie ? Celle qui parle pendant que l’autre creuse ? Celle qui temporise pendant que l’autre enrichit, recrute, infiltre et commande ? Celle qui se réjouit d’avoir rouvert un canal pendant que, de l’autre côté, on prépare simplement des canons ?
