On croit d’abord lire un roman d’amour, un livre de jeunesse, une confession lyrique emportée par l’excès du sentiment. Mais à mesure qu’on avance, on comprend que Goethe a saisi bien davantage qu’une passion malheureuse. Il a mis à nu une vérité plus profonde, plus inquiétante, plus durable : celle d’un homme qui ne parvient plus à habiter le monde tel qu’il est, parce qu’il exige de la vie qu’elle corresponde à l’infini de son âme.
