Les morts s’accumulent. Les prisons se remplissent. Les corps disparaissent dans la nuit administrative d’un régime qui sait faire deux choses mieux que tout : massacrer et désavouer. Et l’Occident “réagit” comme on bâille : une déclaration, une réunion, une indignation de papier. Il faut le dire sans détour : cette passivité n’est pas seulement une faiblesse diplomatique ; c’est une défaite morale.
