Albert Camus rappelait : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Mal nommer Israël, le réduire à une colonie étrangère, nier son caractère national, ce n’est pas seulement ajouter au malheur du peuple juif, c’est ouvrir la voie aux barbaries futures. L’erreur de langage devient un crime de civilisation. La confusion des mots prépare la destruction des peuples. Le danger n’est donc pas seulement politique : il est métaphysique. Il touche à la capacité de l’homme à nommer le vrai et à reconnaître la légitimité de l’existence de l’autre.
