O Captain ! My Captain ! Une énorme critique et une révolte cynique contre le système …par Rony Akrich

by Rony Akrich
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O Captain ! My Captain ! Une énorme critique et une révolte cynique contre le système …par Rony Akrich

« Le cercle des poètes disparus » est l’un de ces films substantiels qui changera la vie de beaucoup de personnes, à partir de 1989, après l’avoir vu et entendu.
Une énorme critique et une révolte cynique contre le système.

Tradition, honneur, discipline et excellence!
Certaines personnes disent que ce sont les quatre moteurs fondamentaux d’une vie réussie:

  • Restez fidèles à vos traditions,
  • Agissez honorablement,
  • Vivez disciplinés,
  • Et soyez parfaits.

Les mêmes croyances régnaient à  »Welton High School ». Un système éducatif rigide et des enseignants professant comme des automates… Avec pour seul objectif : former des notables en société, des carrières amplement réussies.
Sauf un enseignant, John Keating ! Le professeur le plus merveilleux jamais vu! Un professeur extraordinaire !
Lors de sa première leçon, M. Keating emmena les étudiants dans une salle où se trouvaient placardées les photos des anciennes promotions étudiantes. Il leur fit part, alors, de ses pensées, à travers un monologue des plus marquants :

«…si vous écoutez très attentivement, vous pouvez les entendre vous chuchoter leur héritage. Entendez-vous?… Carpe, Carpe diem. Saisissez la journée, les garçons. Rendez votre vie extraordinaire. Parce que nous sommes de la nourriture pour les vers, les gars. Parce que, croyez-le ou non, chacun de nous dans cette pièce va un jour arrêter de respirer, se refroidir et mourir.»

Nous ne savons même pas si nous sommes assurés de vivre jusqu’à la lecture de la dernière phrase de ce texte, mais nous réfléchissons et planifions une semaine, un mois, un an, cinq ans, dix, vingt, trente ans par avance.

Oui, nous devons planifier l’avenir et nous y préparer, mais ne pensez-vous pas que nous travaillons trop pour cet avenir, au-delà même de sa valeur réelle. Qu’en est-il de notre « devenir » ?

Nous oublions la mort !
Nous pensons avoir assez de temps pour réaliser toute nos passions, nous remettons à plus tard nos souhaits, encore et encore.
Nous disons « je le ferai, mais plus tard…» et remettons à « plus tard » ce qui est un grand mystère. Nous dépensons le «maintenant» pour des choses temporaires telles que l’argent, la carrière, le statut, etc. Mais nous oublions que « c’est une bataille, une guerre et les victimes pourraient être vos cœurs et vos âmes. »
Si nous perdons cette guerre, nous les perdrons tous deux.
Si nous nous vendons, corps et âme, pour les choses futiles et non nécessaires, nous nous fourvoierons vers le pire. Ne vivons pas comme une herbe quelconque, celle qui pousse dans un pré parmi tant d’autres. Faisons quelque chose d’extra-ordinaire pour nous-mêmes, quels sont nos souhaits et nos désirs, avant que notre corps ne se désagrège et ne se mêle à la terre dernière, avant que celle-ci ne nous recouvre à jamais ?…
Certes, je suppose que nos aspirations et ambitions ne feront de mal à personne mais si nous utilisons une autre personnalité que nous-même, nous serions égoïste et non extraordinaire.

« Vous devez vous efforcer de trouver votre propre voix, car plus vous attendez pour commencer, moins vous aurez de chances de tout trouver. David Thoreau a déclaré : «La plupart des hommes mènent une vie de désespoir tranquille. Ne vous résignez pas à cela. Éclatez-vous ! »

Chaque jour, nous absorbons de plus en plus d’informations, d’idées et de philosophies différentes. Nous commençons à les stocker dans nos esprits sans vraiment les analyser car nous pensons ne pas avoir assez de temps pour le faire. A travers chacune de nos décisions, nous utilisons cependant ces informations dont nous ne savons pas grand-chose, nous ignorons si elles sont vraies ou non, mais elles continuent de vivre en nous. Nos quotidiens se déroulent ainsi, inexorablement, nous nous éloignons un peu plus de notre propre essence.

Quand avons-nous pris, pour la dernière fois, une décision selon nos véritables désirs et souhaits?
Nous prenons des centaines de décisions en un jour, combien d’entre elles concernent nos passions?

Interrogeons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Écoutons notre propre voix, nos propres pensées!
Activons nos propres rêves contre ce système esclaves / maîtres qui nous a été imposé, faisons de notre réalité un rêve au présent !
Sinon, chaque jour, ce cancer progressera davantage en notre âme et conscience. C’est pourquoi nous devons penser, interroger, analyser, utiliser notre raison et notre cœur ensemble, ils œuvrent pour parvenir au meilleur et non pour se battre. Utilisons cet avantage pour nous et l’Humanité.

Obtenons des conseils de personnes en qui nous avons confiance, apprenons de leurs expériences, il n’y a aucun problème à cela. Mais ce sera à nous, et seulement à nous, de prendre la décision ultime. Ne laissons personne, ni quoi que ce soit, contrôler notre vie ou la rendre incontrôlable.

Pendant que nous lisons, les auteurs pensent pour nous, nous ne suivons que leur manière de penser. Notre esprit n’est en fait que le terrain de jeu des pensées de l’auteur. En fin de lecture, celles-ci s’évanouissent et seules quelques-unes d’entre elles resteront si vous cogitez par vous-mêmes. Les gens lisent beaucoup mais s’ils ne réfléchissent pas et n’analysent pas ce qu’ils lisent, ils perdront leur propre capacité à toutes réflexions. Leurs pensées et leurs jugements seront les ombres de leurs lectures passées.

Pourquoi ne pouvons-nous pas équilibrer nos vies ?
Certains ont détruit leur avenir à partir de marottes fluctuantes et nébuleuses, tandis que d’autres ruinent leur présent pour un soit disant meilleur avenir.

Ont-ils la garantie de vivre cet avenir ?
Comme je l’ai écrit dans d’autres textes, est-ce si difficile de vouloir participer à notre devenir et traverser de beaux moments au présent ?
Le temps et les opportunités ne manquent guère.
Aujourd’hui, cette situation s’est inversée.
Nous passons notre vie à envier un travail cool et respectable, puis une retraite confortable.
Peut-être sommes-nous intéressés par quelques activités sociales comme passe-temps, nous sentir utiles et responsables et perpétuer notre tâche efficacement, continuer de servir l’autre que moi ?
J’ai entendu un très bon exemple de cette situation lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté: «Nous commençons à mourir dès l’âge de 25 ans et nous anticipons nos funérailles jusqu’à l’âge de 80 ans.»
En fait, lorsque la plupart d’entre nous commençons l’université, nous devenons peu à peu, au fil des ans, ces zombies qui s’ignorent et se perdent dans les méandres d’une illusion de la vie.

Quelle en est la raison ? Vers qui, vers quoi ?
Posons-nous cette question chaque matin et déterminons la vie à laquelle nous aspirons précisément et vivons-la pleinement et entièrement ici et maintenant.
Et n’oublions pas que «nous ne sommes point des serviteurs sous contrat». Vivons à la fois pour nous-mêmes et pour l’Humanité. Gardons à l’esprit que des millions de personnes ont besoin d’aide et méritent une réelle chance. Je voudrais terminer l’essai par un poème d’Henry David Thoreau. J’espère que nous essaierons d’entendre notre propre voix et de prendre conscience de notre propre dignité et d’être la plus belle vie que nous souhaitions.
J’espère et aspire à une vie épanouie, dans mon « hic et nunc », mon ici et maintenant, aussi longtemps que possible sera… Même si cela devait se terminer dans une heure!

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