Au Reflet Du Candelabre

by Rony Blog
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« Tu, feras aussi un candélabre…” (shemot 25,31) un homme comme un chandelier capable de recevoir et d’illuminer par son comportement et son étude.
 Sa  hauteur, celle d’un homme moyen, celle d’un être très moyen, pas tres bon, pas tres bien ni tres beau.
 Tout cela ne compte vraiment guère, peu importe ce qu’il était,  seul son devenir, la recherche de son or intérieur sera chère et importante a ses yeux.
  En quête de pureté, il  lui faudra se libérer  de toutes les souillures et corruptions qui l’empêchèrent de viser au plus juste l’entité vraie.
 La condition sine qua non pour transformer la matière première humaine en un candélabre d’or pur sera d’accepter les épreuves de l’existence.
 Chacune d’elle, provoque l’homme au dépassement de lui-même, chacune d’elle lui  permet d’en ressortir grandi et d’espérer encore et toujours.
 « …sa cuisse et sa tige sera fait tout d’une pièce… » Le but en est presque simple, il s’agit d’apprêter  l’homme a la dimension de l’être entier, lui permettre de se séparer de tout ce qui pourrait le défaire, le dégrader et le briser.
 Il n’aura ni fin ni cesse que de se  réaliser a la force du poignet  intérieur, au feu de sa forge qui seule alliera les morceaux éparses de sa personnalité.
 L’hébreu contemple le chandelier d’or et se remémore ainsi ce pourquoi  il est, il appréhende soudain sa véritable dimension, celle d’une créature sainte et noble.
 C’est assurément au travers ces yeux contemplateurs d’un candélabre plein de signifiés  qu’il lui est donné la possibilité de mieux comprendre et entendre le secret du bonheur.
 La capacité tenace à soumettre son cœur et sa raison vers l’idéal suprême, sans aucun orgueil, accorder a la vie qui frétille et vibre en notre sein, la sérénité.
Se libérer des carcans de l’avidité et de la rapacité qui nous étouffent et nous assujettissent,  empêchant par cela même la pleine et entière expression d’une voix pure et vrai,  aux sources  de l’âme.
L’idéal est une nécessaire liberté pour une vie de qualité et de plénitude, comment vivre sans but, sans finalité?
 Il nous faut construire l’homme hébreu qui est en nous afin de mieux accomplir le peuple auquel nous appartenons.
 C’est au travers l’intégrité du corps et de l’esprit qui fusionnent, vers l’entière réalisation de la vocation, que nous ressentons le bien d’être pour le meilleur et pour le plus difficile.
Certains dépriment, désespèrent car ils n’ont plus d’idéal, ils ne croient en rien ni a rien ; ils ont perdu leur âme et se lassent rapidement de la retrouver.
La vie est signifiante, elle exige une aspiration spirituelle au nom de laquelle l’homme pourrait vivre et accepter de mourir. Malheureusement les puissances de « l’avoir » luttent avec âpreté pour assouvir les désirs et annihiler les besoins de l’âme.
L’hébreu sait que le tabernacle n’est point un lieu de culte mais seulement le sanctuaire de la mémoire, il vient dans ses portes, se souvenir de ce qu’il aurait pu être.
C’est a la lumière de ce chandelier, la ou rien ne l’empêche de redevenir, qu’il peut recoudre les pans éparpilles de son existence.
Lorsque le chandelier de sa vie l’éclairera, il y puisera les lumières de sa subsistance.
Rony Akrich

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