Ce qui compte c’est moi et seulement moi! par Rony Akrich

by Rony Blog
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Moïse réagit avec une extrême véhémence, à la demande apparemment innocente, des deux tribus de Gad et Réuven qui réclament des étendues de terre en Transjordanie pour des raisons purement matérialistes. Les propos malfaisants des explorateurs avaient exprimé leur mépris de la terre d’Israël, par contre les membres des deux tribus souhaitent, elles, ardemment posséder un héritage en Eretz Israël. Elles ne semblent pas contester le principe même de l’ordonnancement du peuple juif sur sa terre, c’est seulement pour des raisons économiques et « professionnelles », qu’elles réclament des terres se situant de l’autre côté du Jourdain !

Nous devons réagir face à un tel dilemme: de même que l’amour d’un homme pour sa femme ne peut être partagé, l’amour de la terre d’Israël doit nécessairement rester total. Celui qui chérit éperdument une partie du peuple juif, mais qui en exècre une seconde, ne peut être qualifié d’authentique amoureux de son peuple. A plus forte raison ne peut-il y avoir de demi-mesure lorsqu’il s’agit de l’amour du peuple juif pour sa terre !

Qu’il y ait un dualisme aussi brutal entre l’intérêt et le devoir présage que l’on évoque la moralité comme un combat avec un principe opposé. La rivalité est ouverte entre le sentiment et la raison et la pratique morale est dans son principe un déchirement. La volonté morale est traduite comme partagée entre la raison et la sensibilité. La moralité suppose une abnégation souveraine et la nature humaine est assurément cupide.

Si les enfants de Gad et de Réuven sont incontestablement attachés de manière sincère à la patrie d’Eretz Israël, ils n’en demeurent pas moins prêts à se dissocier de leurs frères qui s’apprêtent à partir à la conquête du pays. D’après l’ordre des propositions énoncées dans le verset, les affaires économiques gardent préséance sur l’enseignement des enfants. Leur propre aisance dépasse l’impératif national, qui est et demeure malgré tout la garantie d’une présence et d’une souveraineté juive sur toute la terre d’Israël.

Il leur faut se rendre à l’évidence et combattre aux côtés de leurs frères même s’ils ont la ferme intention de ne pas prendre part à l’effort national. Cette attitude confirme une profonde insuffisance à saisir les nécessaires valeurs inhérentes à la Nation.

C’est le culte exclusif de l’intérêt personnel qui est en cause dans l’individualisme de la consommation de masse, de la gloriole ostentatoire de l’hyperconsommation, dans l’irresponsabilité des dégradations infligées à la vie dans son ensemble. C’est en nourrissant l’intérêt personnel de manière exclusive que l’on fait partout s’accroître les inégalités, tout en restant complètement indifférent au sort de ceux qui sont exclus. C’est lui qui est en cause dans l’avidité du profit sous toutes ses formes, la cupidité des uns et la complaisance teintée d’envie des autres.

Dès l’instant où la conscience de l’unité est là, chaleureuse et vivante, la pensée, la parole et l’action entrent au service de la vie. Dès l’instant où le sens de la relation est vivifié, l’amour est présent dans chaque geste et le souci d’aider et de ne pas blesser est spontané. Quand le cœur est  sensible et qu’il demeure en communication avec ce qui est, il s’exprime naturellement dans la compassion. L’intelligence véritable relie,  elle ne divise pas,  et le cœur n’est jamais loin de l’intelligence, quand elle est éveillée, car il est dans sa nature de relier.

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