Rompre avec la France! Par Rony Akrich

by Rony Akrich
Rompre avec la France! Par Rony Akrich

Il faut cesser de mentir par diplomatie.

La France officielle n’est plus une amie d’Israël. Elle n’est même plus un partenaire loyal. Elle est devenue, au fil des années, une puissance de blâme, de soupçon et d’humiliation, toujours prompte à condamner Israël, presque jamais disposée à comprendre ce qu’il affronte.

À chaque guerre, le même théâtre recommence : Israël enterre ses morts, combat ses ennemis, défend ses frontières ; Paris, lui, distribue des leçons. À Jérusalem le réel, à Paris la morale de salon. À Israël le sang, à la France les grands mots.

Qu’un tel pays prétende encore jouer un rôle dans nos affaires régionales relève de l’imposture. On ne peut pas injurier un peuple, délégitimer son État, salir son armée, puis demander une chaise à la table des négociations. Il y a là une indécence politique.

Le problème n’est pas la France éternelle, ni sa langue, ni sa littérature, ni même les Français qui aiment Israël. Le problème est la France officielle : celle des chancelleries, des médias, des poses humanitaires, des indignations sélectives, des prudences lâches devant l’islamisme, et des audaces féroces dès qu’il s’agit de juger l’État juif.

Il faut donc rompre avec cette dépendance sentimentale.

Assez de nostalgie.

Assez de fidélité à sens unique.

Assez de cet attachement presque maladif à un pays qui ne nous respecte plus.

Continuer à rechercher sa proximité, sa validation ou sa médiation serait moins une erreur diplomatique qu’une faute morale. On ne collabore pas avec ceux qui vous méprisent. On ne tend pas la main à qui passe son temps à vous salir. On ne s’accroche pas à une vieille passion quand elle est devenue répulsion de l’autre côté.

La souveraineté exige parfois une séparation nette.

La dignité aussi.

Israël n’a rien à attendre d’une France qui aime les Juifs morts, commémore les victimes, célèbre la mémoire, mais supporte de moins en moins les Hébreux vivants, armés, souverains et décidés à ne pas mourir.

Le temps est venu de parler clair :

ce lien est devenu malsain.

Il doit être réexaminé, refroidi, réduit, et s’il le faut rompu.

Car un peuple qui veut vivre n’a pas à entretenir un amour adultère avec un pays qui le hait.

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