Cette vocation passe par le Livre des livres : le Tanakh. Avec ses vingt-quatre livres et ses neuf cent vingt-neuf chapitres, il n’est pas une simple archive sacrée, ni un monument littéraire, ni un objet de vénération muette. Il est une matrice de conscience. Il raconte l’homme devant Dieu, mais aussi l’homme devant son frère, devant la terre, devant le pouvoir, devant la faute, devant la violence, devant la justice et devant l’épreuve de la liberté.
Le Tanakh n’est pas seulement le livre du culte ; il est le livre de l’histoire. Il n’est pas seulement le livre de la prière ; il est le livre de la décision. Il n’est pas là pour endormir Israël dans la certitude de son élection ; il est là pour le réveiller sans cesse à l’exigence de sa vocation. Il ne flatte pas Israël. Il le convoque. Il ne lui offre pas une identité confortable. Il lui impose une responsabilité.
