On ne vient plus provoquer Israël impunément! Par Rony Akrich

by Rony Akrich
On ne vient plus provoquer Israël impunément! Par Rony Akrich

Cette flottille n’était pas humanitaire. Elle était politique. Elle était idéologique. Elle était une opération de propagande organisée contre Israël, au bénéfice objectif du Hamas et de tout l’appareil mondial qui travaille, jour après jour, à faire passer l’État juif pour l’agresseur, alors même qu’il défend son peuple contre une entreprise de destruction.

Il faut cesser les prudences de langage. Ceux qui montent sur ces bateaux ne viennent pas simplement « aider Gaza ». Ils viennent forcer une frontière. Ils viennent briser un dispositif de sécurité. Ils viennent offrir au Hamas une victoire symbolique. Ils viennent participer à la guerre des images menée contre Israël. Ils viennent dire au monde que le Juif souverain n’a pas le droit de se défendre, qu’il doit s’excuser de survivre, qu’il doit ouvrir ses portes même à ceux qui rêvent de son effacement.

Qu’ils se nomment militants, pacifistes, humanitaires ou défenseurs des droits, le résultat est le même : leur action sert la stratégie d’un mouvement terroriste. Et lorsqu’une action sert le terrorisme, lorsqu’elle protège son récit, lorsqu’elle couvre ses crimes sous les habits mensongers de la compassion, elle doit être traitée pour ce qu’elle est : une complicité politique.

Soutenir les assassins du Hamas, du Hezbollah et de toutes les organisations vouées à la destruction d’Israël, ce n’est pas exprimer une opinion politique ordinaire. C’est se placer dans une complicité morale, idéologique et politique avec le crime. On peut critiquer un gouvernement, discuter une stratégie militaire, contester une décision, débattre d’une politique publique. Mais on ne peut pas soutenir ceux qui assassinent des civils, enlèvent des otages, tirent sur des villes, se cachent derrière leurs propres populations et rêvent d’effacer Israël, puis prétendre parler au nom de la justice.

À partir du moment où l’on excuse ces crimes, où l’on les relativise, où l’on les maquille en « résistance », où l’on transforme les meurtriers en combattants de la liberté, on franchit une ligne. On ne se tient plus dans le débat. On devient l’auxiliaire du mensonge meurtrier. La compassion sélective devient alors une arme. L’humanitarisme devient un masque. Le discours des droits devient l’abri moral de la barbarie.

Soutenir le Hamas, le Hezbollah ou leurs semblables, ce n’est pas seulement se tromper. C’est participer, même sans arme à la main, à une entreprise de légitimation du meurtre. C’est offrir aux assassins ce dont ils ont le plus besoin après les armes : un récit, une excuse, une respectabilité, une tribune. Et cela doit être dit sans trembler : celui qui soutient les assassins devient comptable de ce qu’il rend possible.

Israël a donc eu raison d’intervenir. Il fallait intercepter. Il fallait arrêter. Il fallait expulser. Il fallait faire comprendre, avec calme mais avec une fermeté absolue, que la souveraineté juive n’est pas une fiction diplomatique, ni une faveur accordée par les nations, ni une parenthèse tolérée par l’histoire. Elle est un fait. Elle est une décision. Elle est une frontière. Et une frontière, lorsqu’elle protège la vie d’un peuple, ne se discute pas sous la pression de bateaux militants.

Depuis le 7 octobre, aucune ambiguïté n’est permise. Celui qui relativise le Hamas, celui qui excuse ses crimes, celui qui détourne le regard de ses otages, celui qui transforme les assassins en résistants et Israël en criminel, a choisi son camp. Il peut se couvrir de slogans, de drapeaux, de larmes médiatiques et de grands mots humanitaires : il demeure du côté de ceux qui veulent désarmer les Juifs devant leurs ennemis.

Et cela, désormais, ne passera plus.

Le temps du Juif coupable par nature est terminé.

Le temps du Juif sommé de tendre l’autre joue est terminé.

Le temps où l’on pouvait humilier Israël, l’encercler, le salir, le provoquer, puis se présenter en victime devant les caméras, est terminé.

Israël n’a pas arrêté des « idéalistes ». Il a arrêté des acteurs d’une opération hostile. Il n’a pas empêché la paix. Il a empêché une provocation. Il n’a pas violé une innocence. Il a défendu sa sécurité, son peuple, sa dignité et sa souveraineté.

Que ces militants soient donc renvoyés chez eux. Qu’ils racontent ce qu’ils veulent. Qu’ils pleurent devant les micros complaisants. Qu’ils rejouent leur théâtre habituel de persécutés professionnels. Le message, lui, doit rester clair : on ne vient pas attaquer Israël, on ne vient pas défier ses soldats, on ne vient pas servir la propagande du Hamas, puis repartir auréolé d’une fausse sainteté.

Le peuple juif n’est plus seul, nu, livré aux bourreaux et aux moralistes. Il est revenu sur sa terre. Il possède une armée. Il possède une mémoire. Il possède une volonté. Il possède, surtout, le droit imprescriptible de ne plus se laisser conduire à l’abattoir par les belles âmes du mensonge.

Cette flottille voulait humilier Israël.

Israël l’a arrêtée.

Et c’est très bien ainsi.

Car il faut que le monde l’entende une fois pour toutes :

on ne s’attaque plus aux Juifs impunément.

On ne provoque plus Israël impunément.

On ne transforme plus la haine d’Israël en vertu humanitaire.

On ne maquille plus le soutien objectif au terrorisme sous les mots de paix, de justice et de compassion.

On ne donne plus aux assassins le privilège de se cacher derrière le vocabulaire des droits de l’homme.

La souveraineté juive n’est pas une demande d’autorisation.

Elle est une réponse historique.

Elle est une promesse tenue.

Elle est le refus définitif de redevenir des victimes disponibles.

Rony Akrich, 70 ans, écrivain, essayiste et conférencier en Israël, est le fondateur de l’Université Populaire Gratuite / Café Daat, créée en 2018 à Jérusalem et Ashdod.

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